De quel côté est la prison?

Le monde est semblable à un endroit, séparé en deux, par d’immenses barreaux de fer, tellement immenses que ces barreaux ne peuvent se mesurer, ni dans le sens de la hauteur, ni dans le sens de la largeur. De chaque côté de ces barreaux, se tiennent deux peuples. L’un d’eux est, en réalité, en prison. Cette prison, n’ayant ni commencement ni fin visibles à l’œil humain, est l’objet d’une certaine confusion. En effet, comment savoir lequel de ces deux peuples est prisonnier ? Le peuple vivant sur le côté gauche proclame haut et fort, que c’est lui qui est libre, car il n’est pas esclave de la religion, comme l’est le peuple du côté droit des barreaux. Ce dernier, quant à lui, revendique son statut de liberté, en disant à l’autre peuple : « Nous étions comme vous, de votre côté, mais Dieu nous a fait grâce pour nos péchés qui nous gardaient captifs et Il nous a miraculeusement transportés de ce côté-ci, là où nous ne sommes plus esclaves du péché et du diable qui règne dans votre prison. »« Quel diable et quel péché ? » dit le premier peuple. « Tout ceci n’est que mensonge et pure invention de la religion. Quels esclaves ? C’est vous les esclaves, vous n’êtes même pas libres de profiter de la vie et de tous ses plaisirs. Votre religion vous conditionne, mais vous n’arriverez pas à nous conditionner ».Le second peuple se fait même, parfois, copieusement insulter, sans pourtant cesser ses efforts pour convaincre le premier peuple, en leur annonçant que Jésus est venu mourir pour leurs péchés et qu’Il tient dans Ses mains les clés de la maudite et subtile prison, des clés arrachées des mains mêmes de Satan, lorsqu’Il est mort sur la Croix et ressuscité d’entre les morts. Mais le premier peuple ne se laisse absolument pas convaincre et répond avec plus de hargne et d’arrogance : « Passez votre chemin. Nous n’avons pas besoin de clés, puisque nous ne sommes pas en prison, contrairement à vous. Si vous possédez vraiment les clés de la liberté, affranchissez-vous de tous vos devoirs religieux et de toute cette contrainte qui vous vole tous les plaisirs de la vie. »« Mais non ! », répond le second peuple, « Nous ne sommes sous aucune contrainte. Ce que nous accomplissons, nous le faisons, de tout notre cœur et librement. Dieu a changé nos vies et nous n’aimons plus faire le mal, comme autrefois, lorsque nous y étions poussés, lorsque nous étions de l’autre côté avec vous et que nous étions sans force pour dire non. »Au milieu de ce dialogue de sourds, peu de gens du côté gauche, se laissent convaincre. Cependant, certains, se remettant en question, finissent par se repentir et se retrouvent, à leur tour, de l’autre côté. Eux aussi se mettent, alors, à encourager le premier peuple à sortir de leur prison, car, disent ils : « Voyez combien Dieu nous a changés. Vous nous connaissiez autrefois, vous ne pouvez ignorer ces changements miraculeux produits en nous, dans notre caractère, dans notre foyer ou au travail, là où vous avez été témoins de toutes nos mauvaises œuvres ».« Au contraire, dit le premier peuple, vous êtes tombés dans leur piège. Ils ont réussi à vous aveugler et à vous manipuler. Ouvrez vos yeux. »La discussion pourrait durer ainsi, plusieurs siècles, sauf que le Seigneur y mettra un terme Lui-même, dans un avenir proche, en scellant le sort des deux camps par Son avènement et Son jugement final.Comme cela est terrible de constater que les hommes pécheurs ne réalisent pas leur condition d’esclavage face au péché et du sort qui s’en suit. Apprécions la conversion à Jésus-Christ à sa juste valeur, c’est-à-dire comme un véritable miracle de la grâce de Dieu envers nous. Personne ne peut comprendre, par lui même, qu’il est du mauvais côté des barreaux, si Dieu ne l’éclaire. Continuons à prier pour ceux du côté gauche, pour que leurs yeux s’ouvrent et qu’ils reçoivent les clés de la liberté, des mains percées du Seigneur Jésus. Quant à nous, ne cessons jamais de rendre grâce à notre Sauveur, qui nous a transportés des ténèbres à Son admirable lumière, de la prison du péché à la pleine liberté en Lui. ALLÉLUIA!

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